Les quatre plus importantes technologies pour 2018

 

19 février 2018
Dans cette édition
LE SERVICE AUX TABLES AVEC TABLETTES
LES BORNES D’ACHAT
APPLICATIONS MOBILES ET SERVICES EN LIGNE
L’ACCÈS AUX DONNÉES
Des menus digitaux, de la vaisselle autonettoyante et des serveurs robotisés capables de deviner les commandes des clients grâce à des algorithmes: voilà des innovations qui peut-être transformeront le milieu de la restauration en 2075. En attendant, voici les quatre plus importantes technologies qui prendront place dans les salles à manger du Québec dès cette année.

Le service aux tables avec tablettes

Dans plusieurs restaurants du Québec, stylos et calepins, outils auparavant indispensables aux serveurs, prennent désormais la poussière. Dans les salles à manger de nombreux établissements, les employés déambulent déjà d’une table à l’autre un sourire au visage et une tablette à la main pour saisir les commandes des clients. Une tendance qui prendra de plus en plus d’ampleur en 2018, selon le directeur vente et marketing de l’entreprise STR Solutions Point de Vente, Patrick McGown.

« Si les tablettes gagnent en popularité, c’est surtout parce qu’elles haussent le volume des ventes », explique celui qui offre des solutions de points de vente aux commerçants du milieu de l’alimentation. Sur les tablettes défilent le menu du restaurant. Les serveurs se contentent de sélectionner, sur l’écran tactile, le choix du consommateur. L’appareil propose alors une panoplie d’à-côtés et d’extras qui gonflent la facture. Rien de plus facile : entrées, breuvages, extra bacon, l’hôte n’a qu’à proposer au client ce qui s’affiche sur la tablette.

« Tout le monde y trouve son compte. Le client, d’abord, puisqu’il profite d’une expérience gastronomique plus complète, affirme M. McGown. Le serveur, ensuite, car il augmente ses revenus en même temps que ses ventes. Le restaurateur, enfin, parce que la caisse se remplit rapidement », souligne-t-il.

De sorte qu’en six mois, voire en un an pour les plus petits commerces, les tablettes offrent un retour sur l’investissement.

Les commandes prises sur les appareils électroniques sont tout de suite envoyées en cuisine. Les erreurs diminuent ainsi drastiquement grâce à la tablette, selon le dirigeant de l’entreprise de point de vente et de service d’intégration Neopos Steven Raymond. Les serveurs sont dispensés de bien des allers-retours à la caisse. « En moyenne, les hôtes passent 25% de temps en plus aux tables », précise le dirigeant de l’entreprise de télécommunication et de sécurité informatique. Du temps pour divertir et fidéliser le consommateur.

Les bornes d’achat

Commander son sandwich en vitesse sur une borne électronique pour éviter la file d’attente est désormais possible chez plusieurs restaurateurs. Entrés depuis peu sur le marché, les écrans de commande seront installés en grand nombre cette année, selon Steven Raymond. Ils offrent un avantage certain aux restaurateurs : diminuer les dépenses en main-d’œuvre, puisqu’ils remplacent le serveur ou le caissier. « Une borne coûte beaucoup moins cher que le salaire annuel d’un employé, elle se voit rentable en 4 à 6 mois », précise-t-il. L’investissement est, de plus, moins risqué, car il n’y a aucune chance que l’appareil passe la porte et traverse la rue pour travailler chez le compétiteur.

Si la borne est surtout populaire actuellement dans le milieu de la restauration rapide, qui manque cruellement de main-d’œuvre derrière ses comptoirs, elle le deviendra rapidement dans les bars et les restaurants plus gastronomiques. « Imaginez qu’un bar se dote de machines qui permettent aux clients de créer des cocktails à partir de listes d’ingrédients… », propose Patrick McGown. Composer le Bloody Caesar de ses rêves serait alors possible grâce à ces appareils susceptibles de devenir de véritables attractions.

Comme les tablettes, les bornes de commande sont des outils marketing qui peuvent proposer desserts, breuvages et petits extras de toutes sortes, ce qu’un commis ne fait pas systématiquement.

Ce sont de véritables espaces publicitaires interactifs sur lesquels défilent de grandes photos de salades ou de burgers appétissants. Difficile de résister, le ventre vide, à ce qu’on a sous les yeux. Grâce à ces dispositifs, les factures sont 17% plus élevées dans certains restaurants, selon M. McGown.

Afin d’inciter les clients à consommer même lorsque la salle à manger est pleine à craquer, les restaurateurs peuvent placer des bornes de commande à emporter sur leur terrasse, à l’entrée ou même à l’avant de leur restaurant. De quoi maximiser le plancher de vente lorsque tous les serveurs sont occupés.

Applications mobiles et services en ligne

De plus en plus de restaurateurs se doteront d’une application mobile et d’un service de commande en ligne pour la livraison ou pour emporter. « Les gens ont de moins en moins de temps pour se poser et manger à l’extérieur, en semaine, lorsqu’ils travaillent », mentionne Steven Raymond. Ils ne veulent même plus attendre quelques minutes au téléphone pour faire préparer une pizza. Sur le Web, des tonnes de commandes peuvent être prises simultanément et des à-côtés peuvent être suggérés aux clients, même lorsqu’il y a grande affluence. En 2018, le volume des ventes des restaurateurs ne dépendra plus de la grandeur de leur salle à manger ni du nombre d’employés dont ils disposent.

Dans davantage de restaurants, les clients pourront retenir une table depuis leur appareil mobile, puisque les applications de réservation auront aussi la cote. Intelligents, ces logiciels disposent les clients de manière à ce que l’occupation de la salle à manger soit maximisée. Sur leur téléphone, ordinateur et tablette, les propriétaires et gérants ont un plan du restaurant et suivent en temps réel les réservations.

Véritables outils de gestion, les applications mobiles de commande et de réservation constituent de surcroît une gigantesque base de données. Le client, en se créant un compte, fournit son nom, son numéro de téléphone, son adresse courriel ou son profil Facebook. De plus en plus de restaurateurs sauront tirer profit des informations dont ils disposent afin de mieux cerner leur clientèle et la manière de l’attirer, croit Patrick McGown. « Envoyer automatiquement des promotions ciblées aux gourmands géolocalisés tout près d’un restaurant, c’est désormais possible…», assure-t-il.

Les applications et sites Internet offrent un autre avantage : celui de permettre la mise sur pied d’un système de récompenses proportionnel aux achats, qui fidélisent le consommateur.

L’accès aux données

Aux yeux de Steven Raymond, les restaurateurs sont beaucoup plus à l’affût des nouvelles technologies qu’il y a cinq ans. Ils réclament des applications de toutes sortes qui leur permettront de consulter à distance, sur leur téléphone, leurs commandes, leurs inventaires, leurs ventes, leurs caméras de surveillance ou même la température de leurs réfrigérateurs.

« À toute heure de la journée, ils veulent savoir où sont les pertes ou quels sont les meilleurs vendeurs. Ils désirent comprendre leur marché, leur cycle de ventes : en tout temps, n’importe où, ils souhaitent consulter leurs données », explique l’expert. La grande tendance, en 2018, sera donc la connectivité.
Tablettes, bornes, applications mobiles, site Web de commande ou de réservation et autres fonctionnalités peuvent être intégrés au logiciel de vente Maitre’D.

Bien plus qu’un simple système de caisse servant à prendre des commandes et à recevoir des paiements, Maitre’D est une plateforme mobile de gestion qui fournit aux propriétaires 220 rapports d’analyse sur les ventes, la main-d’oeuvre, l’inventaire ou la fidélisation.

Conçue au Québec, elle propose depuis 30 ans des outils de prédiction des ventes et des achats, un horodateur et un logiciel de partage de pourboire.

Maitre’D permet à 20 000 établissements alimentaires à travers le monde de profiter des nouvelles technologies qui facilitent le travail du gestionnaire.