UberEATS veut livrer de l’alcool

L’entreprise de San Francisco souhaite maintenant ajouter de l’alcool aux repas.

Les Québécois pourraient bientôt ajouter une bouteille de vin à leurs repas commandés via l’application UberEATS.

Mieux connue pour sa plateforme de taxis, Uber a lancé, fin avril, un nouveau service qui permet à ses «partenaires-chauffeurs» d’assurer la livraison pour des restaurateurs montréalais.

L’entreprise de San Francisco souhaite maintenant ajouter de l’alcool aux repas, révèle une inscription au Registre des lobbyistes. «Nous sommes à étudier la question», confirme le porte-parole d’Uber Canada, Jean-Christophe de Le Rue, par courriel.

Pour le moment, Uber n’offre pas la livraison d’alcool au Canada, mais le service existe déjà en France, en Grande-Bretagne, en Australie, aux Pays-Bas et à Singapour.

« Pourparlers »

Au Québec, la loi permet la livraison d’alcool avec un repas depuis 2002, comme le font les rôtisseries St-Hubert, par exemple. Toutefois, les livreurs d’UberEATS sont des travailleurs autonomes et l’entreprise veut savoir quelles sont «les catégories de personnes qui peuvent faire la livraison».

À la Régie des alcools, des courses et des jeux, on confirme être en «pourparlers» avec Uber à ce sujet. «Ça va se préciser d’ici une semaine», affirme sa porte-parole, Me Joyce Tremblay.

Si Uber obtient son permis, l’entreprise devra se plier à certains règlements, comme le font les autres restaurateurs, notamment de ne pas de livrer d’alcool après 23 h et de ne pas imposer un prix supérieur à celui exigé en restaurant.

Par contre, la loi ne prévoit pas de quantité maximale qui peut être livrée avec un repas. «Mais le restaurateur a certaines obligations, dont [prévenir] la consommation non responsable», dit Me Tremblay.

Au Québec, les dépanneurs peuvent également livrer de l’alcool, mais pas les bars.

Questions en suspens

L’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) voit d’un bon œil l’arrivée de la livraison d’alcool avec les repas. Toutefois, l’ARQ veut savoir qui sera responsable de ce service offert par un tiers parti.

«La question à se poser, c’est de savoir si c’est le restaurateur, avec son permis d’alcool qui fait foi avec les obligations qui viennent avec ou si UberEATS a un permis d’alcool?» souligne son conseiller aux communications, Martin Vézina.

Source : Journal de Québec